leblog's profileLe Rock'N'Roll CircusBlogListsGuestbook Tools Help

Blog


    July 27

    Beggars Banquet

                Les Rolling Stones ont longtemps été un bon groupe de rock composé de petits blancs adorant la musique des noirs. Leur truc à eux c'était Muddy Waters, Robert Johnson et tous ces bluesmen américains inconnus de ce côté-ci de l'Atlantique. Les personnalités aussi emblématiques que Mick Jagger ou Brian Jones additionnées à des standards rock provocants tels que Satisfaction, Let's spend the night together ou encore Under My Thumb les ont propulsés sur le devant de la scène au même niveau que les Beatles. Néanmoins les Beatles ont toujours un coup d'avance sur les Stones et l'album Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band sonne comme un chef d'œuvre pop psychédélique à la face du monde. Mick Jagger et sa bande ont répliqué quelques mois plus tard avec le très space et inégal Theirs Satanics Majesties Request (d'où sera tiré tout de même She's a rainbow ).

     

                En 1968 Brian Jones l'ange blond stonien devient de plus en plus accro à la drogue et à l'alcool. Mick Jagger en profite pour prendre le pouvoir au sein du groupe. C'est un virage à 180 degrés que vont opérer les Rolling Stones. Retour aux sources avec ce Beggars Banquet. Le blues est très présent dans cet album qui marque le début de l'âge d'or des Stones. Après cet album vont s'enchaîner Let it Bleed , Sticky Fingers et Exile on Main Street. Mais revenons à Beggars Banquet. Cet album marque la première collaboration entre les Stones et Jimmy Miller un ingénieur du son qui les suivra pendant toutes les années 70. C'est lui qui amène ce nouveau son rock et brut qui est la marque de fabrique de cette période des Stones. Brain Jones est évincé progressivement du groupe même si quelques parties de slide guitar seront conservées sur l'album. Brain Jones etait tellement défoncé en studio qu'il ne s'apercevait même pas qu'on ne branchait pas ses instruments lorsqu'il jouait. Parmi les invités on note entre autre Anita Pallenberg (fraîchement passée du lit de Brian à celui de Keith Richards, ce qui explique bien des choses…), Marianne Faithfull et Eric Clapton.

     

                Beggars Banquet est une étape décisive dans la vie des Stones. Si les Beatles restent les chantres d'une pop gentille et pacifique, les Stones passent définitivement du côté obscur de la force. Leur provocation devient plus profonde (Sympathy for the Devil évidement), plus adulte, plus collée au vent de révolte qui souffle à ce moment là ( Street Fighting Man en 68 ce n'est pas innocent..), et sexuelle bien sûr (Parachute Woman ). Jusque dans la pochette les Stones ont voulu marquer le coup. Ce sera une source de conflit avec la maison de disque qui fera reporter la sortie du disque de deux mois. Finalement l'album sortira avec une pochette blanche mais les Stones redonneront à Beggars Banquets l'originale lors des rééditions en CD.

     

                Dix chansons comme les dix commandements du rock. Rock, blues, folk, ballade toutes ces voies sont explorées à merveille par Jagger et les siens. C'est à partir de là que les Rolling Stones deviennent le plus grand groupe de rock du monde.

     

    Track list :

    1. Sympathy For The Devil

    2. No Expectations

    3. Dear Doctor

    4. Parachute Woman

    5. Jigsaw Puzzle

    6. Street Fighting Man

    7. Prodigal Son

    8. Stray Cat Blues

    9. Factory Girl

    10. Salt Of The Earth

     

     Sourire

     

    Note : 20/20

    July 19

    Jedi ... une heure de colle !

                Ce week-end j'ai bossé comme un malade. Tel un Tim Allen dans Papa Bricole, j'ai passé mes journée un tournevis à la main et le juron à la bouche. Sur la notice de la commode ils ont dit que ça se montait en 80 minutes. J'ai juste mis 5 heures. Oh ça va on ne ricane pas dans le fond. Je sais que je suis nul, je n'aime pas ça en plus. Ca doit être une façon à moi de renier ma race. Des générations de couvreur et de charpentiers hantent mon arbre généalogique et moi j'ai deux mains gauches.

                Du coup quand j'ai voulu percer le mur de la salle de bains pour installer une barre de douche, j'ai pas réussi à faire un trou. Non à la place j'ai éclaté le mur. Pas trop grave hein mais juste assez pour ne pas pouvoir poser la barre de douche. Pas de problèmes que des solutions, j'ai déjà entendu ça quelque part. Je vais coller la barre de douche au mur. Tout le monde connais Super Glue 3 ou "Ni Clou ni  Vis". Depuis le temps qu'ils en vendent ça doit marcher non ?

     

                Je vais à Leclerc au rayon bricolage. Déjà rien qu'avec ça j'ai des suées incontrôlées, des plaques rouges sur les mains et une envie de chopper une pelle pour assommer une ménagère. Ca m'apprendra à regarder Bernie. Je prend un tube de "Ni Clou Ni Vis" je lis bien les instructions : ça marche sur tous les supports (murs, métal, carrelage, plastique, porcelaine etc etc). Bon bah c'est cool j'ai du plastique a coller sur un carrelage, c'est donc le bon produit.

     

                Elle me paraît un peu fluette la barre de douche. J'assemble les tubes les uns aux autres en mettant un bon paquet  de colle. Prise en 10 secondes qu'ils disent. Bon ok je maintiens le tout pendant 30 secondes et c'est bon. Je laisse reposer la barre de douche pendant deux heures histoire que tout se solidifie bien.

     

                J'aurais du me méfier. J'ai raclé les tubes pour récupérer la colle qui dépassait à l'aide d'un bout de carton. En repliant le carton j'ai noté que… évidement … mais bon ça je m'en doutais… ça ne collait pas ! L'expérience s'est révélée une fois de plus non concluante quand j'ai voulu coller la barre de douche sur le carrelage. En même temps quoi de plus logique. Si la colle collait vraiment sur toute les surfaces elle devrait coller au tube et ne pas pouvoir en sortir non ???

     

    Du coup je vous mets en bande son un gars qui n'avait pas de colle sur les doigts. Remarquez vu comment ça marche peut être que si…

    July 12

    Mais pourquoi ?

    Mon collégue écoute NRJ dans son bureau. Ce qui fait que j'y passe le moins de temps possible. Mais bon parfois j'ai besoin d'y aller pour aller chercher une clef par exemple. J'entends une chanson et je me dis " tiens ca ressemble à un vieux truc... mais bon ça peut pas être ça quand même...".

    Et bien si, c'était ça.

    Ils ont osé le faire.

    La reprise en R'n'B du générique d'Arnold et Willy...

    Ca fout les jetons quand même.

    July 10

    Page 53

    45. NOUVEAU DEPART

    Un Chamac court à perdre haleine dans les sous-bois. Il file droit devant, bondit par-dessus les branches, ne remarque même pas les animaux qui s'écartent devant son passage. Son souffle court rythme avec précision chacun de ses pas, ses bras pliés se balancent le long du corps pour assurer un équilibre parfait, ses talons effleurent à peine le sol tandis que toute son énergie se concentre sur ses orteils pour le pousser plus loin, plus vite. Sa course a débuté il y a une heure et ne s'arrêtera qu'au moment précis où il se trouvera devant le Sorcier. Parti en reconnaissance depuis plusieurs jours, il a su tout de suite que sa mission était terminée. Maintenant il doit rentrer faire part de ce qu'il a vu. En arrivant dans le campement de fortune, il se précipite devant le Sorcier. Très essoufflé, il tente de reprendre haleine pour débiter un rapport clair. A peine commence-t-il qu'il reçoit une branche dans le dos.

    - Retourne toi Soldat ! dit Mauro. Je suis là, à présent c'est à moi que tu dois rendre des comptes et plus à ce sorcier de malheur.

    Le soldat se jette immédiatement aux pieds de son chef et remercie les Dieux pour avoir protéger Mauro.

    - Des étrangers. Au nord.

    - Des étrangers tu dis ? Quelle tribu? répond Mauro.

    - Aucune tribu connue Mauro, ou alors…

    - Ou alors quoi ?

    - On dirait ceux qui sont venus avec ce chien de Cafu. Mais je n'en ai reconnu aucun et puis ils ont l'air plus faibles.

    - Plus faibles dis-tu ? Nous pourrions peut être leur donner une leçon.

    - Mauro si je peux donner mon avis.., dit le Sorcier.

    - Tu n'as peur de rien toi décidemment espèce d'incapable, grogne Mauro. J'espère que cette fois ton idée sera bonne. Je te signale que depuis un certain temps ma situation ne fait que se dégrader. Un jour je vais perdre patience pour de bon et te tuer de mes mains.

    - Mais comme tu es un souverain juste, généreux et miséricordieux tu as épargné ma misérable existence et je t'en suis éternellement reconnaissant. C'est bien pour cela que je suis à ton service.

    - Bon vas y, quelle est cette idée ?

    - Et bien, commence le Sorcier, je pense que nous pouvons utiliser ces étrangers pour nous venger de Cafu et reconquérir notre peuple…

    - MON peuple Sorcier! Mon peuple…

    - Oui Chef, ton peuple…Je disais donc que si nous parvenions à nous allier avec cette tribu qui ressemble aux amis de Cafu nous pourrions sans doute les combattre ensuite et les vaincre. Le Soldat dit que cette tribu est faible. Elle ne présente sans doute pas de danger vital pour nous. Il suffira de les aider un peu pour en faire des alliés. Ces étrangers ont un savoir supérieur au nôtre ça nous le savons, mais nous pourrions apprendre leurs secrets et devenir beaucoup plus puissants et ainsi revenir en vainqueur dans le village chamac.

    - Nous associer à une autre tribu ? Mais enfin Sorcier, répond Mauro, nous n'avons jamais fait ça. D'habitude nous repérons une tribu, nous la massacrons, la pillons, faisons des prisonniers, et engrossons les femmes. C'est comme ça que se déroule la guerre depuis la nuit des temps chez les Chamacs. Pourquoi voudrais tu changer une stratégie qui a toujours fait ses preuves ?

    - Mauro tu es un grand chef de guerre c'est indéniable mais n'oublie pas les Broline et ces étrangers qui ont débarqué avec Cafu. Deux défaites cuisantes. Regarde où nous en sommes aujourd'hui. Nous sommes terrés au fond d'un bois sordide à manger du lapin cru et des fruits pourris. Il faut changer de tactique face à des adversaires devenus trop forts pour nous.

    Mauro se gratte la tête, lève les yeux au ciel, tourne sur lui-même. Puis d'un geste il indique à tout le monde qu'ils lèvent le camp pour aller voir cette tribu inconnue. En chemin il discute avec le sorcier de la meilleure façon pour s'intégrer amicalement parmi ces étrangers. Au fur et à mesure que la troupe approche de son but, le silence se fait de plus en plus pesant. La tension liée à la proximité de la rencontre est bien présente et les Chamacs retrouvent les réflexes guerriers habituels. Les sens sont en éveil, chaque geste est précis, méticuleux.

    Devant eux se trouve la clairière dans laquelle se sont installés les étrangers. C'est vrai qu'ils sont faibles, on ne s'installe jamais à découvert à moins d'être sûr de sa force, pense Mauro. Ils nous seraient très facile de les écraser. En quelques instants tous ces hommes seraient éventrés, gisant sur le sol.

    Les Chamacs s'organisent pour se positionner tout autour du campement et ainsi observer cette tribu inconnue.

    (...)