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December 14 Le Grinch Si hier vous étiez à Toys et que vous avez croisé un mec qui gueulait " J'aurais du prendre un chien au lieu de faire des gosses, une ecuelle neuve et un paquet de croquettes et ça serait déja torché les cadeaux de Noël" il y a de grandes chances pour que vous soyez tombé sur moi. J'aime pas Noel. Je ne reviendrais pas sur cette hypocrisie mercantile et pleine de bons sentiments qui fait qu'à partir de mi-octobre tout le monde ne pense plus qu'à une chose : les cadeaux de Noel. Et toi tu veux quoi à Noel ? Qu'est ce que tu vas acheter à tes enfants ? Tu fais quoi pour le réveillon ? Rien , oh mais quelle horreur !!! Quelle horreur ... je t'emmerde ! Et puis acheter quoi à mes gamines ? Elles vont avoir des cadeaux par plein de monde, en ont eu plein à leurs anniversaires, elles ont déja toutes sortes de jouets, avec quoi je pourrais leur faire VRAIMENT plaisir. Alors que si je leur mettais une bonne baffe je suis sur de me faire VRAIMENT plaisir. Non mais c'est vrai quoi. Pourquoi je ne me ferai pas plaisir après tout hein ? J'ai trouvé finalement de quoi acheter aux Monstres mais bon à force d'avoir des cadeaux de toute part le plaisir de recevoir diminue. Qu'on me donne l'envie d'avoir envie disait le philosophe franco-belgo-helvetico-monégasque Jean Philippe Smet. Encore cette foutue société de consommation. Ca me déprime tout ça. En plus l'Ainée veut croire coûte que coûte à l'existence du Père Noel. J'ai gardé mon ticket de caisse, je lui mettrai sous le nez. Elle va être capable de me dire que le Père Noël prend la CB... Je voudrais néanmoins officiellement féliciter ma commune qui n'a allumé les décorations de Noel dans les rues que lundi 10 décembre. Là ça devient cohérent. Maintenant faut voir quand ils vont les enlever. Parce qu'à une époque où on nous parle environnement et économie d'énergie on a jamais vu autant de débauche de décorations électriques chez les particuliers.... December 12 Consommo ergo sumChez Virgin ils vendent le calendrier 2008 Che Guevara. Hasta siempre !
Chez Leclerc ils vendent des galettes des rois.
Je dis ça je dis rien...
December 05 Page 5547. FESTINS
Un homme dort paisiblement sous un arbre. Encore une nuit où le ciel lui a servi de toit. Ses rêves l’ont encore transportés dans un endroit, paisible, douillet et chaud. De la viande cuite, un bain à remous, de la musique douce, un verre de champagne frais et une demoiselle lui massant les épaules formaient le décor onirique de sa dernière nuit. Pourtant quelque chose le sort avec force de ce songe. Ses narines s’agitent, il renifle. Cette odeur lui est familière, pourtant il ne pourrait la décrire immédiatement. Puis un bruit. Un craquement. Ses glandes salivaires se mettent instinctivement en action. Il se relève doucement et s’étire face au soleil levant. Il se frotte les yeux et ne croit pas ce qu’il voit. Des cailloux encerclent des flammes. Deux branches en forme de Y soutiennent une branche droite. Sur cette branche rectiligne sont embrochés trois gros lapins. L’homme a cinq secondes de réflexion puis en voyant ses congénères se réveiller se précipite pour glaner le plus de viande possible. Une bataille acharnée se déclenche entre ces affamés. On ne se frappe pas, on se mord. Alertés par le bruit, Diego Armando et ses sbires accourent vers le lieu du pugilat. Il se fait expliquer que cette viande en train de griller est apparue inexplicablement ce matin. Personne n’étant parti chasser cette nuit la rumeur d’une intervention divine commence à enfler. Armando exige le silence parmi les dissidents et prend comme première mesure de châtier ceux qui ont oser manger cette viande sans son autorisation. Toute la journée les dissidents ne parlent que de cela, les hypothèses les plus folles commencent à circuler. Dieu revient au centre de toutes les discussions pour justifier cet événement. A la tombée de la nuit s’organisent des groupes de prières à l’endroit où le gibier grillé est apparu.
Le lendemain matin, de l’autre côté du village des dissidents, à nouveau de la viande en train de griller au dessus d’un feu. Et encore une fois c’est la foire d’empoigne entre les dissidents. Ceux qui n’ont pas pu goûter les lapins hier veulent en manger aujourd’hui et ceux qui en ont mangé hier veulent à tout prix renouveler cette expérience. Après quelques minutes Armando surgit de sa case et met fin à tout ce désordre. Il emporte avec lui le reste de viande non consommée et sévit à nouveau sur ceux qui ont mangé de la viande. Les discussions sont de plus en plus vives au sein des dissidents qui y voient de plus en plus un cadeau divin pour les aider à surmonter leurs conditions de vie. Certains même se mettent à tracer des lapins, d’autres créent un culte dévoué à une divinité à tête de lapin. Une vague spirituelle déferle sur le village des dissidents. Cette deuxième soirée est complètement folle, les petits groupes formés rivalisent de dévotion pour s’attirer les bénéfices de la force supérieure responsables de ces deux miracles.
Le troisième jour ce n’est plus trois lapins mais un gros sanglier qui se retrouve embroché au dessus des flammes. S’il y a encore de l’agitation au sein du village, les bagarres ne sont que sporadiques en raison de la quantité de viande découverte. De ce fait les dissidents font moins de bruit et Armando fulmine en voyant que presque tous les dissidents ont mangé du sanglier sans lui. La répression est extrême, à tel point qu’un des villageois, choisi au hasard par le Généralissime, meurt presque sous les coups des brutes à la solde de Diego Armando. Au cours de la journée les dissidents ne savent plus à quel saint se vouer. Dieu ? Divinité à tête de lapin ? De sanglier ? Les esprits de la forêt ? La soirée reste calme et silencieuse, à la grande joie d’Armando qui apprécie le calme régnant enfin au sein de sa tribu.
Le quatrième jour un autre sanglier grille au dessus des flammes. Toujours le même manège mais dans le calme relatif cette fois ci. Armando et ses sbires sont même prévenus assez rapidement après le début du festin et les représailles se font plus douces. La force du miracle s’estompe mais les dissidents apprécient quand même cette nourriture tombée du ciel. Ils ont plus de force pour travailler et pendant deux jours les hommes s’activent sans relâche pour creuser un système d’irrigation. Le soir des petits groupes se forment en fonction des affinités spirituelles.
Pendant une dizaine de jours, les dissidents ne sont plus réveillés par l’odeur chaude et agréable de la viande grillée. Le doute s’installe alors au sein de cette tribu. Les travaux n’avancent plus aussi vite, Diego Armando profite de ce moment de flottement pour désigner des boucs émissaires. Cela tombe sur ceux qui croient en une divinité à tête de lapin. On les force à creuser un trou de cinq mètres de profondeur dans lequel on les expédie. |
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