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    January 23

    Page 56

    Mauro, ancien chef des Chamacs, a été banni de son peuple par Cafu et les Communautaires. Il retrouve dans la forêt le Sorcier ainsi que des guerriers chamacs. Ces derniers avaient découvert le village des dissidents de la Communauté qui sont en émoi après l'apparition soudaine et mystérieuse de nourriture dans leur campement.


         Les dissidents ont commencé à se réhabituer à un régime sous calorique quand un matin l'odeur de viande grillée vient à nouveau exciter leurs terminaisons olfactives. Les seuls à ne pas s'agiter sont ceux qui sont retenus au fond du trou. Leur position ne permet pas au vent de leur porter ce fumet jusqu'à leurs narines. Passée la surprise de l'odeur revenue, une autre attend les dissidents. Trois sangliers rôtissent devant la hutte de Diego Armando et tout autour du feu vingt hommes sont postés debout. Le plus grand d'entre eux leur tourne le dos et fait face à la porte. A côté de lui se tient un de ses congénères, plus petit, courbé, portant toutes sortes de colliers. Les dissidents ont faim mais hésitent à se jeter sur cette nourriture tombée du ciel. Les gardiens du barbecue ont l'air beaucoup plus costauds qu'eux, en bonne santé et peu commodes.

                Les cris qui commencent à monter de la petite tribu intriguent les adeptes de la divinité à tête de lapin reclus plus bas que terre et réveillent Diego Armando. Ce dernier sort de chez lui les yeux mi-clos et en se grattant la tête.

    - Ma qué… C'est quoi ce bordel encore ?

                Armando comprend à présent pourquoi sa tribu s'agitait. Il sait aussi comment toute cette nourriture est arrivée mystérieusement et miraculeusement dans son village. Pas de dieu à tête de lapin ou de sanglier derrière tout ça, mais juste quelques indigènes. Il faut prendre le dessus sur eux tout de suite. A ce moment précis le plus petit des deux hommes qui lui font face se prosterne devant lui. Armando esquisse un sourire puis d'un violent coup de pied écarte de son passage le Sorcier. A cet instant précis, les Chamacs se retournent vers lui et attendent un signe de Mauro. Mauro ne dit rien mais vient se placer entre les sangliers et Armando. Le chef des dissidents le toise du regard puis le fixe droit dans les yeux. Il lève son bras pour frapper Mauro mais celui-ci rien qu'en durcissant son regard fait comprendre à Armando qu'il a intérêt à stopper son geste au plus vite. Ce dernier comprend avant qu'il ne soit trop tard et finit par ouvrir sa main en signe de salut. L'ancien chef des Chamacs se retourne vers le feu, arrache deux morceaux de viande directement sur la bête et  en donne un à Armando. Par ce geste Mauro veut faire comprendre qu'il est l'égal de celui avec qui il partage son repas. Le message semble passer, moins par la symbolique du geste que par la forte musculature et le regard d'insoumis de Mauro. Les deux hommes ne se quittent pas des yeux pendant qu'ils mangent. D'un geste presque imperceptible, Mauro ordonne à ses soldats de distribuer la nourriture aux autres dissidents. Tout à la joie de cette manne providentielle, les Chamacs et les dissidents tissent des liens. Des sourires viennent illuminer les visages de toute part. Ou presque, en effet Mauro et Armando ne desserrent pas les dents et passe leur temps à jauger leur adversaire dans cette lutte de pouvoir.

     

                Les braises rougeoient encore entre les pierres. Les trois sangliers sont à présent complètement désossés et il ne reste plus un morceau de viande cuite dans le village. Le Sorcier s'approche doucement de Mauro.

    - Ce n'est pas ce que j'appelle se soumettre mais nous sommes toujours en vie Mauro, dit le Sorcier

    - Me soumettre à cet homme ? Jamais, répond l'ancien chef chamac. Il ne me fait pas peur. Il n'est rien. Il peut avoir du pouvoir sur les vermines de ton espèce mais pas sur moi. Je me méfie de lui mais je n'ai pas peur.

    - Mais notre plan… nous soumettre pour nous intégrer puis les ramener chez nous…ce n'est pas ce qui était prévu.

    - Et alors ? Sorcier, je suis un grand chef, j'ai mené bien des combats et la guerre ne se fait pas selon des plans établis à l'avance. Il faut savoir s'adapter au changement de situation et à présent la situation a changé. Il va falloir improviser. D'habitude soit un peuple domine l'autre et l'écrase, soit un peuple est dominé et il meurt ou sert d'esclave. Nous allons être une minorité qui ne se fera pas écraser. Nous allons montrer à ces hommes qu'ils ont besoin de nous, qu'ils ont beau être plus nombreux, avoir des pouvoirs surnaturels, ils devront nous considérer comme des associés et non comme des esclaves. Mauro ne se soumet pas ! Plutôt mourir que de voir les Chamacs réduit à l'esclavage.

    - Qu'allons nous faire dans ce cas ? demande le Sorcier.

    - Vous allez apprendre à ce peuple à chasser, à bâtir des abris de meilleure qualité. Ne leur dévoilez pas tout notre savoir, n'oublie jamais qu'en fin de course il faudra éliminer leur chef pour prendre sa place. Toi, Sorcier, dit Mauro en pointant son doigt sur son interlocuteur, je veux que tu en apprennes le plus possible sur leurs étranges pouvoirs. Comment ce chien de Cafu a-t-il pu tuer Dorado juste en levant la main?

    - Bien Mauro je suivrai tes ordres.

     

                Dans l'après midi, les Chamacs emmènent les dissident dans la forêt pour leur monter quelques astuces de chasses, comment monter des pièges, où trouver le gibier, quels sont les champignons comestibles. Le soir venu, tout le monde festoie autour d'un grand feu pour fêter cette nouvelle amitié dissido-chamaque. Chaque peuple à son tour chante pour les autres, les femmes dissidentes mises en joie par l'arrivée d'hommes robustes au sein de leur village déploient tous leurs charmes pour séduire les Chamacs. L'ambiance est incontestablement festive et chaleureuse. Néanmoins deux hommes, diamétralement placés autour du feu, n'ont pas ouvert la bouche depuis des heures. Ils semblent figés, le regard fixe, juste de temps en temps une petite rotation de la tête quand la pression  devient trop forte en face.

               

                Ce n'est pas un sauvage qui va prendre ma place et diriger les dissidents. Soumets toi sous-homme  

     

                Je ne sais pas d'où tu viens mais tu seras le bras de ma vengeance et je te tuerai ensuite.

    January 18

    Echec et mat Bobby

    REYKJAVIK (AFP) - Le légendaire champion d'échecs Bobby Fischer, qui avait trouvé refuge en Islande après avoir failli finir dans une prison américaine, a succombé jeudi à l'âge de 64 ans, à une défaillance rénale, a-t-on appris vendredi auprès d'Einar Einarsson, président du Robert James Fischer (RJF), groupe qui avait soutenu l'entrée du joueur en Islande

    "Il n'était pas du genre à vouloir une attention médicale. Il ne croyait pas en la médecine occidentale", a ajouté M. Einarsson, devenu un ami de Bobby Fischer."Je sais que sa mort est due à une défaillance rénale", a-t-il déclaré à l'AFP.

    "Je confirme qu'il est mort hier (jeudi) à son domicile des suites d'une maladie" a déclaré un autre de ses ami, Garder Sverris. La télévision islandaise RUV a également annoncé le décès de l'ancien champion du monde américain, qui avait obtenu la nationalité islandaise en 2005.

    "Nous savions qu'il était malade depuis plusieurs mois mais nous ne savions pas de quoi", a déclaré à l'AFP un journaliste du quotidien islandais Morgunbladid, Gudmundur Hermannsson.

    Le maître des échecs avait obtenu la nationalité islandaise en mars 2005 après avoir passé neuf mois en détention au Japon sous la menace d'une extradition vers les Etats-Unis pour avoir violé en 1992 l'embargo économique imposé à Belgrade, en allant disputer dans l'ex-Yougoslavie un match de revanche contre le Russe Boris Spassky.

    Célébrité mondiale, Bobby Fischer avait incarné la victoire du "monde libre" sur le communisme lors du "match du siècle" contre le Russe Spassky en 1972 à Reykjavik.

    Personnage controversé, Fischer s'en prenait régulièrement à une prétendue "conspiration juive" et avait notamment qualifié les attentats du 11 septembre 2001 de "nouvelle merveilleuse".

    Né en 1943 à Chicago, Robert James Fischer a été élevé à Brooklyn (New York) par sa mère, après le divorce de celle-ci en 1945.

    A l'âge de six ans, sa soeur aînée l'initie au jeu d'échecs qui deviendra bientôt son unique passion. A 14 ans, il remporte les championnats junior et senior des Etats-Unis avant de devenir l'année suivante le plus jeune candidat au titre de champion du monde.

    En 1959, il abandonne l'école pour devenir professionnel.

    Ses succès d'adolescent prodige et surtout ses exigences financières,comme sur le plan des conditions de jeu, vont lui forger une image de star. Après un mauvais résultat en 1962, il accuse les Soviétiques de conspirer contre lui et peu de temps après, il rejoint une secte religieuse, l'Eglise universelle de Dieu. Son retour en 1970 est triomphal.

    En 1972, cet Américain individualiste et profondément anticommunisteallait briser 24 ans d'hégémonie soviétique en battant Boris Spassky, le meilleur représentant de l'école russe.

    Fischer disparait ensuite de la scène. En 1975, il est dépossédé de son

    TItre par la Fédération internationale des échecs (FIDE) qui l'attribue à un autre Soviétique, Anatoli Karpov.

    Reclus à Pasadena (Californie), il fuit les journalistes et les médias jusqu'à la fameuse confrontation avec Spassky en 1992.

    Après avoir encaissé la prime de vainqueur, Fischer est inculpé par la justice américain de transaction commerciale illégale. Arrêté en juillet 2004 à Tokyo alors qu'il tente de quitter le pays muni d'un passeport américain annulé, il est relâché au bout de huit mois d'incarcération après avoir obtenu la nationalité islandaise.

     

    Sourire

     

     

    Pour une fois pas de sarcasme ni de blague à la con mais je voulais rendre hommage à cet immense champion d'échecs. Je me souviendrais toujours qu'à l'age de 5-6 ans c'est avec un de ses livres que j'ai appris à jouer.

     

     

    Contre-Courant

    Ce matin (un lapin), pour me remettre de la mort de Carlos, au lieu de me tirlipimpon sur le chiwawa, j'ai décidé de regarder les infos pour voir un reportage commémorant son immense carrière qui n'avait d'égal que son tour de poitrine. Mais au lieu de ça j'ai vu un reportage édifiant sur les pratiques de tortures de je ne sais quel pays barbare. A 6h30 voir trois jeunes se faire electrocuter face caméra je trouve ça un peu limite avant de prendre son petit déjeuner.

    Ah on me dit dans l'oreillette que je ne regardais pas BFM mais Virgin 17 et le clip du remix tektonik d'"A cause des garçons".

    Tout aussi insupportable ceci dit..


    January 14

    Dans la vague

    Samedi j'ai vécu une drôle de journée. Commençons par la fin : Miss Nine et sa cousine m'ont battu au billard. Mais j'ai des circonstances atténuantes. Auparavant elles m'avaient traîné au Musée du Moyen Age à Cluny. Colo là bas je crois qu'il y a un bas relief te représentant quand tu étais une jeune fille! Bon déjà moi on m'a toujours appris que le Moyen Age se terminait avec la prise de Constantinople en 1453 alors je pige pas pouruqoi il y avait des objets d'après 1500. Bref passons. En plus de ça j'ai vu le sosie de Jesus. Grand, jeune, brun, cheveux raides et barbe longue. Et où l'ai-je vu vous allez me dire ? Non pas dans mon cul mais dans une salle destinée aux objets religieux (logique pour Jésus), pour être plus précis devant des croix de toutes sortes (encore plus logique).

    Mais l'info du jour, que dis-je l'info, le scoop ! et ça je trouve qu'on en parle très peu dans la Bible et encore moins dans le Da Vinci Code, c'est que ... non finalement je vous laisse découvrir ça  tout seul.

    Sourire
    Rire

     Non ? Vraiment vous ne voyez rien ?

    Et bien oui Jésus a inventé la Ola !


    January 07

    Baby baby (hit me) one more time

    Une nouvelle année qui commence. Je souhaite une très bonne année aux trois lectrices qui me restent. Paix, joie, amour et bonheur dans ta soeur. C'est le moment des résolutions. Pour ma part c'est perdre du poids et finir ce putain de chantier littéraire. Quand je pense que j'ai d'autres idées d'écriture qui m'attendent derrière je me dis que je ne suis pas dans la merde. Mon côté grosse feignasse va encore prendre le dessus j'ai l'impression. Enfin... que voulez-vous c'est comme ça.

    Pour démarrer l'année je met une bande son ...originale et pas très rock'n roll. Quoi que. C'est une reprise de quelqu'un qui a beaucoup de points communs avec moi. Comme moi elle a grossi depuis le temps de sa splendeur, c'est une artiste ratée, elle a fait des séjours en  psy et elle n'a plus la garde de ses enfants.  Si ça se trouve je suis Britney Spears et vous ne le savez même pas !