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    January 28

    Flash spécial

    Mesdames , Mesdemoiselle, Messieurs.
     
    J'ai reçu dernièrement les plaintes de deux de mes fidèles lectrices à propos de ma production blogguistiques du moment. Alors même s'il s'agit d'une chanteuse blonde et d'une vieille acariâtre, je me dois un certain respect vis à vis de mon public.
     
     
     
    Ma situation professionnelle est déplorable pour le moment. En effet j'ai du travail. De plus je me gèle le cul dans un grand bureau, les prises USB de mon ordi sont mortes ( la poisse continue...), le déménagement de la fac est une calamité du coup j'ai un pied à Jussieu et un pied à Tolbiac (on aurait vu des gens vomir de dégout sur le pont de Bercy...).
     
    Bref je n'ai pas le temps de continuer mon roman ou de faire des billets d'humeur. Mais bon comme disait le Capitaine Lamar : " Les temps sont durs, les bites sont molles, les femmes se plaignent", il va donc bien falloir un jour que je m'y remette.
     
     
     
     
     
     
    January 16

    Page 51

     

    Comme ça fait un moment que je n'ai pas publié de page, j'ai remis le chapitre 41 et 42 pour vous remettre dans le bain...

     

     

    41. DEPART

     

    Le jour ne s’est pas encore levé et la délégation est prête à partir. Cafu a indiqué au professeur Diomède sur une carte l’endroit où, en principe, se trouve son village. Diomède est très excité et impatient de rencontrer les Chamacs. Il va pouvoir étudier une nouvelle population, son mode de vie, ses rites, ses outils et même s’il a déjà pratiqué un prélèvement d’ADN sur Cafu il voudrait bien compléter son étude en récupérant d’autres échantillons. Luc Deschamps n’est pas aussi pressé que le vieil homme. Il sait que la Communauté prend un risque en se faisant connaître aux tribus des environs. Mais après plusieurs moi restée dans son cocon de métal, la Communauté doit maintenant se mouvoir et tenter de changer l’histoire. Ayant écouté Cafu présenter son peuple, Deschamps a décidé d’emmener vingt hommes et dix femmes avec lui. L’idée d’un nombre égal de représentants de chaque sexe a été écartée en raison du fait que ce premier contact pouvait éventuellement mal tourné. Néanmoins ce contingent de femmes a été jugé par le Conseil suffisant pour montrer aux Chamacs que la femme a une place importante au sein de la Communauté.

    Manuel Brito briefe une dernière fois les hommes forts de cette délégation. Les consignes sont très strictes. Même si des lances et des barres de fer sont portées, elles doivent toutes être pointées vers le bas en signe de non-violence. Le comportement de chacun doit être sans équivoque et montrer des signes de calme et de paix. Ceux qui sont chargés de la sécurité doivent se tenir en arrière du groupe. Ce positionnement est certes risqué pour le groupe mais la force doit rester derrière la diplomatie. Cafu a enseigné depuis quelques jours les rudiments de sa langue à tous ceux qui feront partie du voyage. Le commandant Deschamps a un peu de mal avec la prononciation quelque peu gutturales de certains mots mais il devrait s’en sortir devant Mauro. Si ce dernier n’a pas décidé de le tuer dans les dix premières secondes.

     

    Sans faire trop de bruits, les trente délégués communautaires descendent de l’A399 et se mettent en route tout droit vers l’est. Arrivés au bord de la plaine, à l’endroit où Cafu avait été découvert, des troncs d’arbre évidés les attendent. Les Communautaires veulent arriver discrètement jusqu’au village des Chamacs. Pour se faire des canoës ont été construits pour traverser le fleuve. Il n’y a plus qu’à les faire descendre jusqu’au fleuve pour les mettre à l’eau. Le brouillard tenu qui sévit ce matin sera un complice parfait pour cette mission. Cafu sait que le fleuve est surveillé de l’autre côté, il est préférable de pouvoir traverser sans être vu.

    Il n’a pas plus depuis quelques jours et la pente est sèche. Les troncs sont aisément tirés sur les sentiers. Il a été décidé de rejoindre le fleuve un kilomètre en aval pour éviter que le courant ne rabatte tout le monde sur les soldats chamacs. Cafu n’était pas rassuré lorsqu’il a du retraverser le fleuve mais d’être blotti au milieu de cinq personnes dans un gros tronc l’apaisait un peu. J’ai failli mourir dans l’eau la première fois. Je me suis battu contre le fleuve. Mes amis l’ont maîtrisé facilement. Je peux affronter Mauro maintenant. Je vengerai ma mère.

    Les pagaies s’agitent doucement pour contrer le courant en faisant le moins de bruit possible. On ne voit pas à dix mètres devant soi. Au milieu du fleuve plus personne ne voit l’endroit où les Communautaires ont embarqué et on ne distingue pas encore le point de débarquement. Au fur et à mesure que la rive se dessine, c’est avec soulagement que l’équipée découvre que personne ne les attend de ce côté-ci du fleuve. Le canoë de Deschamps est le premier à toucher terre. Il se hisse difficilement sur la berge. Quelques minutes plus tard tous les communautaires ainsi que les embarcations ont franchi le fleuve et sont sur la terre ferme. Le brouillard commence à se dissiper et Cafu prend la tête du cortège pour guider tout le monde. Les rangs sont serrés, personne ne parle, tout le monde balaye du regard tout ce qui les entoure. Les visages sont crispés. Seul Henri Diomède a le sourire aux lèvres et regarde béatement devant lui. Il observe chaque centimètres carrés de ce nouveau territoire exploré. Soudain son regard se fixe. Il sort des rangs et s’arrête de marcher. Deschamps se retourne et donne l’ordre à toute la délégation de stopper.

    - Regardez ça Capitaine, dit le professeur. Extrêmement curieux n’est ce pas ?

    - En effet, répond Deschamps. Curieux. Ou inquiétant…

     

    Le commandant prend ce que Diomède tient dans sa main, il regarde vers le haut de la colline, dans la direction que Cafu a indiquée comme étant celle de son village. Luc Deschamps scrute ce bout de tissus. Du denim.

    - Quelqu’un porte un jean dans le coin, dit le Commandant. Vu dans quel état a débarqué Cafu il est évident que cela n’appartient à personne de sa tribu. Il y a donc au moins un homme n’étant pas né il y a dix mille ans qui est passé dans le secteur. Un passager de l’A399 dissident ? Quelqu’un venant d’ailleurs ? Nous avons intérêt à être très prudents. Resserrons les rangs et continuons à avancer.

     

    Cafu, se sentant proche de chez lui, hâte le pas et entraîne avec lui ses vingt neuf compagnons de marche. Deschamps serre les dents, prend un regard de plus en plus noir. A l’inverse Diomède a retrouvé ses jambes de vingt ans et si Brito ne lui tenait pas le bras, il serait cent mètres devant tout le monde en train de courir. Il n’en peut plus. Si près de cette rencontre exceptionnelle il n’a plus la mesure du danger. Au détour d’un chemin, une silhouette. Cafu l’a vu. Un Chamac. Qui ? Il ne l’a pas reconnu. L’inconnu s’est pressé de détaler en voyant cette troupe étrangère. Cafu se retourne vers Deschamps. Les bras ballants, la mine déconfite, il n’a pas besoin de mots pour exprimer son angoisse. Ils voulaient arriver par surprise, il y aura un comité d’accueil. Connaissant Mauro, Cafu est certain qu’on ne lui jettera pas des fleurs en entrant dans le village. Au mieux des silex aiguisés, au pire une armée sanguinaire.

    Le village chamac n’est plus qu’à cinq minutes de marche. A l’orée de la forêt, les Communautaires voient les huttes faites de cuir et de fourrure, quelques volailles marchant en liberté mais pas un seul homme. Le silence assourdissant glace le sang des trente délégués qui n’ose plus faire un pas. Même le professeur Deschamps reste immobile, il se contente de noter dans son esprit chaque détail de la disposition du village. Il n’ose pas encore sortir de son sac l’appareil photo numérique qu’il a emporté. Le vent s’est arrêté de souffler sur la plaine. Pas un bruit n’émane du village.

    - Nous ne sommes pas venus jusqu’ici pour repartir, dit Luc Deschamps. Nous savions que ça serait difficile et sûrement dangereux. Il faut prendre des risques pour avancer. J’espère juste que nous reviendrons tous vivants. Cafu devant, moi juste derrière et tout le monde à vingt mètres. On y va !

    Cafu avance. Doucement. Fébrilement. Deschamps dans sa trace parcourt du regard tout ce qui se trouve devant lui. Ils sont à cinquante mètres des premières cases. Le danger peut venir de partout. Il suggère à voix basse la plus grande prudence à Cafu. Mais contrairement à ses espérances Cafu lance un grand cri pour signaler sa présence. Son cri est aigu, alternatif, de plus en plus fort. Il recommence trois fois. A peine a t-il fini qu’une voix rauque et puissante lui répond. Ils sont là. Agressifs. Je n’y arriverai pas. Cafu stoppe net. Tout le monde derrière lui en fait de même. Deschamps le questionne du regard. Pas de réponses. Il l’incite à continuer. Puis au détour d’une hutte c’est le choc. Sur la place centrale du village tous les guerriers chamacs sont là. Mauro est derrière eux et les domine en ayant pris position sur un gros rocher. Personne ne bouge. Ni du côté chamac ni du côté communautaire. Si les regards pouvaient tuer, les Chamacs auraient déjà fait un massacre. Entre les deux camps gît un cadavre décharné.

    - Marini… murmure Deschamps. Et bien si je m’attendais à le voir ici ce poltron… et-si je m’attendais à le voir en jean en plus. Cafu ne bougez plus, faîtes un signe amical. Ca doit bien exister chez vous ce genre de truc non ? Le grand là-bas qui à l’air de rire uniquement quand on lui met des ronces dans le cul c’est votre chef ?

    -  Oui Commandant, répond Cafu. C’est Mauro.

    -  Je vois. Je comprends que tu te sois enfui Cafu. On dirait ma mère en moins sympa. Avec trente centimètres de plus et des pectoraux qui ressemblent à quelque chose. Je ne sais pas comment tu le sens toi mais franchement là on est dans la merde.

     

    Cafu tremble comme une feuille mais il trouve le courage de lever le bras pour saluer sa tribu. C’est le moment que choisit Dorado, en première ligne comme l’exigeait les consignes de Mauro, pour se jeter sur Cafu. Rempli de fierté depuis qu’il a combattu Marini il est en quête d’une nouvelle gloire. Cinquante mètres le séparent de celui qui a été jugé comme un traître par Mauro. La lance en avant, il court en poussant un hurlement bestial. Trente mètres. Cafu ne bouge pas, tétanisé par la peur. Il sait qu’il va mourir. Vingt mètres. Je ne vengerai pas ma mère. A quoi bon se défendre ? Il est plus puissant que moi. Dix mètres. J’ai eu la chance de connaître ceux qui viennent du futur.  Cinq mètres. Tant de choses encore à apprendre et la violence va tout détruire. Deux mètres. Je comprends pourquoi ceux du futur parlent des erreurs à ne plus recommencer.

    Cafu reste stoïque. Dorado arrive à pleine vitesse. Sa lance va transpercer Cafu dans moins d’une seconde. Cafu baisse son bras et le tend vers son futur meurtrier. Il ferme les yeux.

     

    42. BANG !

     

    Une détonation. Dorado recule et s’écroule. Cafu sursaute et ouvre les yeux. Il n’est pas mort. Lui non mais Dorado oui. Un trou dans le front du guerrier laisse échapper son sang. Paralysé par la peur Cafu reste dans la même position. Debout. Le bras droit plié. La main relevée. La paume tournée vers l’avant. Les Chamacs se sont tus. Deschamps pivote sur lui-même la bouche bée et les yeux grands ouverts. Il voit Brito, campé sur ses jambes, les bras tendus, un pistolet à la main. Une fois assuré que Dorado ne se relèvera pas et que la situation s’est calmée, Brito range son arme derrière lui dans son jean.

    - Brito ! Vous avez vu ce que vous avez fait ? J’avais donné des consignes il me semble, hurle Deschamps.

    - Commandant, je ne suis pas très au fait des coutumes chamaques mais à mon avis le grand balaise il n’allait pas faire la bise à Cafu, répond Brito. Vous croyiez vraiment que nous allions être accueilli partout à bras ouverts ? Vous avez vu ce qu’il reste de Marini ? Elle est bien belle l’utopie de la Communauté mais on est encore bien loin. Si vis pacem para bellum Commandant. Qui veut la paix prépare la guerre. Il était hors de question que nous partions dans des contrées inconnues peuplées de tribus sanguinaires juste avec notre bite et notre couteau. Je suis désolé Commandant, je tiens à ma peau et si vous voulez que notre communauté continue d’exister il faut, et il faudra sans doute encore, utiliser la force.  

    - Mais… mais… mais… mais merde ! D’où vous le sortez ce flingue ? Vous avez failli me tuer bordel !

    - Commandant, revenez sur Terre. Vous avez déjà oublié que vous étiez pilote de ligne dans votre vie d’avant ? On ne combat pas le terrorisme avec des cure-dents. Les équipes de sécurité sont armées dans les appareils. Dès notre atterrissage nous avons fait en sorte de soustraire toutes ces armes de la vue des passagers pour éviter toute violence éventuelle.

    - Bon, bon, vous avez bien fait, fait le Commandant d’un air penaud. Mais maintenant ça va être compliqué de faire croire que nous venons avec un état d’esprit amical. Deux minutes que nous sommes là et déjà un mort. Nous allons devenir les idoles de tous les futurs colonialistes.

    - Messieurs ! Regardez…, dit Cécile Muller.

     

    Un Chamac avance vers Cafu. Puis un deuxième. Un autre encore. Ils marchent doucement, calmement. Ils ne disent rien. Tels des zombies de série Z, un à un ils se détachent du groupe initial pour se diriger vers Cafu. Le premier arrivé se met à genoux et se prosterne devant le revenant. Le Chamac chante une sorte de cantique à la gloire de Cafu. Les Communautaires se rapprochent eux aussi de Cafu et se resserrent autour de lui tout en le laissant deux pas devant eux. La moitié du village est à présent aux pieds de celui qui était un paria il y a encore dix minutes. Mauro et le Sorcier sont sans réactions. Le Chef serre les mâchoires de plus en plus fort à chaque fois qu’un Chamac rejoint Cafu. Il sent son pouvoir s’effriter une nouvelle fois. Dorado avait conquis le peuple par la force, Cafu est devenu un dieu. Par deux fois Mauro s’est fait voler la vedette. Il sait que son trône vacille s’il ne réagit pas. Il se tourne vers le Sorcier. Ce dernier ne comprend pas ce qu’il se passe. Comment Cafu a-t-il pu tuer Dorado juste en dirigeant sa main vers lui ? Lui a-t-il jeté un sort ? Est il devenu un Dieu ? Qui sont les gens qui sont avec lui ? Toutes ces questions laissent le sorcier sans voix et plus que perplexe. Mauro pousse un grognement et balance une énorme claque sur le haut du crâne du sorcier. Il écarte ceux qui s’amassent devant lui et se dirige d’un pas décidé vers Cafu.

    En voyant arriver son Chef, Cafu ne regarde plus ceux qui sont à ses pieds. Il tremble comme une feuille. Mauro se fraye un chemin entre les adorateurs de Cafu. Il peste en donnant des coups de pieds à ceux qui se trouvent sur sa route. Les chants ne faiblissent pas pour autant. Le nom de Cafu a remplacé celui de Mauro dans les incantations. Le Chef le sait et se précipite sur Cafu. Voyant cela, Brito et quelques Communautaires parmi les plus gaillards s’interposent entre les deux Chamacs. Mauro s’arrête devant ces hommes plus grands que lui. Il n’a peur de personne. Il plonge son regard noir dans les yeux de ceux qui lui font face. Ca suffit généralement pour imposer sa loi face aux Chamacs.

     

    43. REVOLUTION

     

    Mauro tente de frapper Brito au visage mais celui-ci esquive parfaitement le coup. Le chef décide alors de briser le barrage humain dressé par les Communautaires devant Cafu mais la réaction des Chamacs est immédiate. Un essaim se forme autour de Mauro. En quelques secondes il est submergé par une marée humaine. Coups de pieds, coups de poing, coups de lances, Mauro subit la violence qu’il utilisait jusque là pour dominer son peuple. Les Communautaires ne s’interposent pas dans ce lynchage. Cafu a du mal à reprendre ses esprits depuis que Dorado s’est effondré à quelques centimètres de lui, mais il trouve néanmoins la force d’hurler tout ce qu’il peut. Il a compris que désormais le chef des Chamacs c’est lui. Sa tribu s’est agenouillée devant lui et elle a osé défier physiquement le puissant Mauro. Le pouvoir lui appartient désormais. Par ce cri sauvage il stoppe tous les siens et évite à Mauro une mort certaine. Il aimerait tuer de ses mains celui qui a massacré sa mère mais il a une autre idée en tête. Cafu ordonne d’enfermer Mauro dans la cage qui a servi de dernière demeure à l’infortuné Marini.

    La tension retombe au sein du village chamac. Le dialogue s’installe avec les Communautaires. Les rudiments linguistiques enseignés par Cafu à ses compagnons sont très utiles. Chacun s’observe avec beaucoup d’attention, on se touche, on palpe les vêtements, on se renifle. Les Chamacs invitent les étrangers à visiter leur village avec beaucoup de fierté. Pendant ce temps, le Sorcier s’éclipse discrètement, avec quelques comparses, trop heureux qu’en ce jour révolutionnaire les Chamacs aient oublié les liens très étroits qui existaient entre Mauro et lui. Le vent a tourné pour le Sorcier c’est l’heure de prendre la fuite.

     

    Le soir on attise un grand feu et tout le monde se retrouve à la belle étoile pour partager le fruit de la chasse du jour. A tour de rôle un Chamac et un Communautaire prend la parole pour conter une histoire, Cafu traduit pour que tout le monde comprenne et tout le monde s’applaudit. A force de mîmes, de sons et surtout grâce au breuvage artisanal servi par les hôtes le courant passe très bien entre les deux groupes. Au beau milieu de la nuit quand les corps épuisés ne suivent plus les esprits exaltés Cafu et Deschamps trouvent encore la force de faire le tour du village en marchant sous la Lune.

    - Cafu tu as été très sage tout à l’heure, dit le Commandant. Tu aurais pu laisser Mauro se faire tuer de sang froid.

     - Ce n’est rien. Vous m’avez appris ce qu’était la justice. Mauro a tué ma mère et je vais lui infliger la pire des sentences.

    - Je ne comprends pas Cafu. Tu vas le tuer ?

    - Non pire que ça Commandant. Je vais le pardonner. Mauro est un guerrier sanguinaire. Pour lui ne pas mourir exécuter sera terrible. Son orgueil et son amour propre seront blessés. Moi, Cafu, qui ne suis rien parmi les puissants, qui suis faible physiquement, j’aurais eu pitié de lui comme on aurait pitié de quelqu’un de trop faible. Comment dit Brito déjà ? Ah oui. On ne boxe pas dans la même catégorie. Par ce geste le faible ce sera lui et je serai le puissant. Et puis à quoi bon le tuer ? Cela ne me rendra pas ma mère. Je pense qu’elle aurait été fière de moi si elle m’avait vu prendre cette décision.

    - Et bien mon ami je ne sais pas si j’aurai été capable d’en faire autant. Je crois que tu feras un très bon chef pour les Chamacs.

     

    Le lendemain, au centre du village on organise une sorte de procès pour Mauro. Cafu fait ce qu’il avait prévu. Au terme d’un jugement long et houleux, l’ancien chef des Chamacs sous la protection des Communautaires est contraint à l’exil. Exactement comme Cafu l’avait prévu, Mauro n’est pas reconnaissant envers lui. Quand il quitte le village il se retourne une dernière fois en maudissant Cafu. Le nouveau chef des Chamacs sait qu’il faudra se méfier de Mauro car il sait de quoi il est capable. Après le départ de Mauro les Chamacs organisent à nouveau une fête endiablée. Les festivités durent trois jours pendant lesquels les échanges entre Communautaires et Chamacs furent intenses et fructueux.

    January 12

    La groupie du guitariste

    Pamela Miller est née en 1949 ce qui fait d’elle une sacrée veinarde. Pourquoi ? Parce qu’elle fut jeune quand le monde bougeait vraiment d’une part et que d’autre part elle a pu voir des groupes comme les Stones, Led Zeppelin, les Doors, the Jimi Hendrix Expérience du temps de leur splendeur. Elle a fait même beaucoup mieux que ça, elle les a côtoyés, a couché avec beaucoup d’entre eux. Pamela Miller était une groupie, LA groupie référence de cette époque. Dans son livre elle raconte sa trajectoire qui est celle d’une adolescente de 13-14 ans frémissant à la vue d’un Stone ou d’un Beatle (chacun ses défauts…) qui a fini par vivre au milieu de ces gens là quelques années ensuite. Son truc à elle ça sera les musiciens, de toutes façons elle se sent artiste et elle veut être une star.

     

    Sexe drogue et rock’n roll, le cliché parfois sordide est présent à chaque page de cette autobiographie. Mais malgré tout Pamela Miller cherche l’Amour, elle rêve de son prince Charmant (nécessairement anglais) qui l’emmènera sur son cheval blanc. A chaque fois qu’elle rencontre un type elle en tombe follement amoureuse mais à chaque fois l’histoire se termine mal pour elle. Cette fille n’avait pas froid aux yeux, ni ailleurs mais fait preuve d’une naïveté sans nom. Comment aurait elle pu s’imaginer qu’un Mick Jagger, un Jimi Page ou n’importe quel musicien en tournée n’allait pas profiter de toutes ces nanas qui rodent autour d’eux  et lui rester fidèle? Elle finira par trouver son prince charmant (Michaël Des Barres), un vrai aristocrate anglais décadent qui en plus a son propre groupe de rock. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ? Non un seul et des textes ajoutés au cours de diverses rééditions du livre nous apprennent que ce mariage n’aura duré que très peu de temps.

     

    Son récit aurait pu être très intéressant si Pamela Miller avait un minimum de lucidité la concernant. On n’apprend pas grand-chose sur les rock stars de l’époque, et je vous conseille plutôt de voir ou revoir « Almost Famous » dont elle a inspiré le personnage principal joué par Kate Hudson.

     

    Note : 9/20

     

    Confessions d’une groupie,  écrit par Pamela Des Barres,  chez  Le Serpent à Plumes
     
    January 11

    Echec sur toute la ligne

    Mardi j’ai eu ma chef au téléphone. Je lui dit «  la poisse m’a poursuivi jusque fin 2006 mais depuis 2007 tout va bien ! ». Elle m’a fait « En même temps 2007 ça fait que 9 jours que c’est commencé… » Vous vous souvenez de l’article 1 ? Le Chef a toujours raison.

     

    Hier après midi je quitte le bureau à 16h30. Soit un bon quart d’heure supplémentaire offert généreusement à la mère Patrie. J’attends le bus mais quand il arrive je laisse passer tout le monde en sachant que le prochain sera quasi vide et donc rempli de places assises. Oui oui je sais j’ai cinq six minutes de bus jusque Gare de Lyon mais j’ai fait ma feignasse. Qui a dit « Encore » ? J’ai les noms des meneuses…Donc j’attends le prochain. Dix minutes. Mais bon il était vide. Comme quoi j’ai pas eu tort.

     

    J’arrive à Gare de Lyon exactement en même temps qu’un RER A. Quel sens du timing ! Etant donné que je descends à la Défense pour aller chercher un autre bus (et pourtant je déteste le bus !), que tous les RER A s’arrêtent à la Défense je monte dedans. Jusque là normal. Je m’assieds je sors mon bouquin d’échecs et j’essaie de mater. Pas sous les jupes bande de lubriques ! Je suis super concentré, pire qu’un kilo de tomate dans une boite de 10 centimètres cubes. Quand je relève la tête je vois les portes du RER se refermer et la rame quitter Nanterre-Préfecture. Pour les provinciales je signale que Nanterre Préfecture est après La Défense et avant Nanterre-Ville où je descends quand j’ai envie de marcher pour rentrer chez moi (donc pas souvent depuis quelques mois…). Bon ce n’est pas grave si le train a pour direction Saint Germain en Laye. Je vous le donne en mille…

     

    J’envoie un SMS à Miss Nine pour lui raconter mon infortune somme toute bénigne et que par inadvertance je me retrouve à Houilles. Sauf que quand ce foutu RER me libère je suis à Satrouville. En zone 4. Ce qui a son importance dans les secondes qui vont suivre… J’ai jamais foutu les pieds à Sartrouville, juste les roues de mon vélo et donc je me retrouve en terra incognita dans cette gare. J’avance tout doucement vers ce qui me semble être le quai pour Paris. C’est visiblement aussi la direction de la sortie. Et qui se tient posté comme un vautour à moitié planqué dans l’escalier? Un contôleur. Bon évidemment je l’ai vu de loin et même si j’étais de bonne foi un mec qui descend d’un train, passe devant le contrôleur et repart dans l’autre sens ç’est suspect. Et suspect c’est grave… Bon moi je fais mine que rien quand même et je monte l’escalier qui mène au quai direction Paris.

     

    « Monsieur ! … Monsieur !!! » Qui… moi ? Oui moi. Evidemment moi… 

    - Votre titre de transport s’il vous plaît !

    - Bonjour je cherche le quai pour Paris parce que je me suis trompé de train…

    - Votre titre de transport s’il vous plaît !

    - Oui je sais ma carte Orange c’est une zone 3 mais je descends à Nanterre Ville et je me suis trompé de train…

    - 25 Euros ! Liquide, chèque, carte bleue ?

     

    Je lui ai tendu ma carte bleue et du coup le dialogue est devenu possible. Il m’explique qu’effectivement je me dirigeais bien vers le quai pour Paris, que j’aurai du regarder dans quel train je montais. Le gars fait son taf, le règlement c’est le règlement. C’est pas un fonctionnaire qui va dire le contraire. Je lui fait remarquer que j’aurai du descendre à la gare d’après ça m’aurait rien coûté. Ce à quoi il a acquiescé.

    -         Mais pourquoi vous n’êtes pas descendu à Houilles ? ( qui de toutes façons est aussi en zone 4 remarquez bien…)

    -         Parce que le train ne s’arrête pas à Houilles. (Je sais y’en a qui ont essayé ils ont eu des problèmes mais c’est vous qui voyez…)

        

    Bref 25 Euros et deux heures de trajet au lieu de 50 minutes. Tout ça pour quinze minutes d’heures supplémentaires… Ca donne pas envie de bosser moi je vous le dis.

    January 08

    Remise en route

     

    J’ai repris le boulot aujourd’hui et j’ai une gastro. A mon avis y’a un lien. Bon alors ça y’est on a changé d’année. Allez savoir pourquoi je n’aime pas les années impaires. Je ne pourrais pas expliquer ce phénomène. Bref… Petit retour sur l’année 2006. J’ai eu une fuite dans l’antre du coup les pompiers ont cassé une vitre pour rentrer. La Chrismobile a rendu l’âme, la télé est morte, les chiottes (après avoir fui) ont été bouchées un jour de gastro, l’ordinateur a explosé, le frigo est tombé en panne, la fourrière a embarqué notre voiture sous nos yeux et le lendemain je rentrais dans le cul d’une nana. Toujours en voiture bandes de perverses ! Vous imaginez bien à quel point j’ai été ravi de basculer en 2007 malgré tout.

     

    Ceci dit en 2006 j’ai emménagé avec Miss Nine et la France n’a pas gagné la coupe du Monde. Donc finalement le bilan est positif.

     

    Ce blog a sacrément ralenti la cadence je le sais et je me fouette avec des ronces à genou (moi à genou pas les ronces…) pour me faire pardonner. Néanmoins y’a un truc sur lequel je voulais rebondir sur cet espace. Comme vous le savez tous Saddam s’est fait pendre. Le Vatican n’a rien trouvé de mieux à dire « que la peine de mort va à l'encontre des enseignements de l'Eglise catholique. » Non sans déconner on rigole tout de suite où on attend un peu ? Ils en ont envoyé combien sur le bûcher au cours de l’Histoire ?

     

    Bon allez je reprend doucement le rythme au bureau et je me remet a bloguer plus régulièrement…Cafu reveille toi !